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«Os libros arden mal», extraordinaria crítica en «Le Monde»

Novembro 10, 2008

A edición francesa da novela de Manuel Rivas Os libros arden mal continúa recibindo unha extraordinaria acollida, velaía recente crítica nas páxinas literarias de Le Monde. Recollemos un dos parágrafos do fermoso texto de Raphaëlle Rérolle:

41sz1bmpdyl_sl500_aa240_Il faut pourtant consentir quelque effort pour entrer dans cet énorme livre qui navigue sans cesse au bord du “trop” : trop touffu, trop lyrique, trop puissant, trop sensible, trop virevoltant. Accepter de se plonger dans un maelström de tableaux, de personnages réels ou fictifs, de situations historiques et de scènes purement inventées. De perdre le fil, puis de le retrouver. De se laisser embarquer, presque en apnée, par un océan de mots et d’images, de dialogues fondus dans le corps du texte, d’exclamations, de noms propres. De s’agripper à la coque de ce gigantesque navire et de se laisser tirer, toutes voiles dehors, par des paragraphes pleins à craquer – qui pourraient être, aussi bien, des chansons, des poèmes en prose ou des partitions d’opéra. De suivre, avec délices, une écriture prodigieusement remuante, traversée de houle et de vagues, secouée par de brusques paquets de mer. En un mot, d’avoir le tournis, quand ce n’est pas le mal de mer.


Manuel Rivas segue recollendo éxitos en Francia

Novembro 4, 2008

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Manuel Rivas presentou onte na libraría Ombres Blanches de Toulouse a edición en francés de Os libros arden mal, L’éclat dans l’abîme, publicado na prestixiosa editorial Gallimard. Rivas falou da súa obra, do seu último libro e de súa concepción da literatura e os lazos entre xéneros literarios ante o numeroso público asistente, e evocou os seus inicios no mundo xornalístico…. (máis información en Vieiros e en Galicia Hoxe).

«Les feux de La Corogne», entrevista de Liberation a Manuel Rivas

Setembro 19, 2008

O xornalista de Liberation Philippe Lançon viaxou á Coruña para entrevistar a Manuel Rivas con motivo da aparición en frances d’ Os libros arden mal. Recomendamos a longa entrevista, que constitúe un dos fitos máis salientables da presenza dun autor galego nun medio internacional. Reproducimos directamente varios parágrafos significativos do texto:

Avant d’écrire, Rivas a lu, regardé, beaucoup interrogé : «Mon imagination procède par cercles concentriques. Le premier est documentaire ; le second, oral ; le troisième, fermenté. A un moment, j’ai failli abandonner. Tant que j’étais dans la fumée du bûcher, je voyais. Elle envahissait les bâtiments publics, les maisons, les cerveaux, les cœurs. Quand elle s’est dis sipée, l’odeur a persisté, mais je ne savais plus quoi en faire.» L’histoire de la Galice flambe avec son bûcher, pleure avec sa pluie, chante avec ses poètes, émigre avec ses émigrants, revient avec les revenants. Le roman est son beau foutoir et le porte-voix d’une ville où le vent disperse et rapporte depuis toujours absolument, tristement et merveilleusement tout.

[…]

«Chaleur». En galicien, la langue dans laquelle écrit Rivas, puis en espagnol, celle dans laquelle il ne traduit plus lui-même que ses poèmes, le roman s’intitule : Les livres brûlent mal. C’est que le feu du 19 août est novice, un bébé inquisiteur et fasciste qui «doit vaincre les résistances, l’incompétence des incendiaires, le manque d’habitude de faire brûler les livres. L’incrédulité des absents. On voit bien que la ville ne conserve aucune mémoire de cette fumée paresseuse et réticente, circulant dans l’étrangeté de l’air qu’on respire». Les personnages de Rivas racontent les pages qui fondent, l’odeur qu’elles dégagent, la difficulté que les hommes ont à se défaire des mots. Sa nature de poète enveloppe le récit. Il note que, «même s’il pleut sur les livres, les mots dégagent encore de la chaleur», que l’atmosphère dans laquelle ils brûlent «est trouée». Et il est là pour explorer ces trous.

[…]

Le titre français, l’Eclat dans l’abîme, est le nom d’une association démocrate et humaniste, un «athénée» qui regroupe un boxeur célèbre, son partenaire d’entraînement, un peintre, un chanteur de tango… Ceux qui vont mourir, être déportés ou marginalisés. Le chanteur de tango fuira en Amérique du Sud, plus tard, après avoir été tabassé et traîné par les cheveux par son protecteur fasciste. Le roman est dédié à un libraire fameux de Vigo qui, enfant, fut la mascotte de cet athénée : «Sa voix, di t Manuel Rivas, changeait selon la personne dont il parlait. En l’écoutant, j’avais une sensation de stupeur et de quiétude.» C’est cela que l’homme dégage et que le romancier a voulu restituer. Mais Antón Patiño Regueira est mort peu avant la publication du livre.

«Os libros arden mal», finalista do Premio Medicis

Setembro 16, 2008

A edición francesa d’ Os libros arden mal atópase entre as obras finalistas que optan ao Premio Medicis, o máis importante da edición francesa, xunto ao Goncourt. Rivas, incluído no apartado de Literatura estranxeira, comparte deste xeito nómina de finalistas con autores como Richard Ford, Don De Dillo, Ian MaCwan ou Sasa Stanisic. L’ eclat dans l’ abîme será presentada na libraría Le Merle Moqueur de París o vindeiro 23 de setembro ás 19:00 nun encontro dos lectores e lectoras co autor galego.

“Os libros arden mal”, edición en Gallimard

Setembro 3, 2008

Les editions Gallimard publicarán neste mes de setembro  L’ eclat dans l’ abîme. Mémoires d’ un autodafé, a edición francesa d’ Os libros arden mal, a aclamada novela de Manuel Rivas. Reproducimos a presentación editorial da obra:

Huit ans après Le Crayon du charpentier, voici le nouveau roman de Manuel Rivas, sans doute la plus riche et la plus vaste fresque qu’il nous ait donnée sur la Galice. Au cœur du récit, un fait historique : l’autodafé qui a eu lieu sur le port de la Corogne le 17 aout 1936, quelques semaines après le «pronunciamiento» du général Franco et le début de la Guerre Civile espagnole. Ce jour-là, des centaines de livres provenant des bibliothèques publiques et privées de Galice ont été brûlés devant les habitants de la ville par des militants de la Phalange – le parti fasciste espagnol. Mais les livres brûlent mal, on le sait, et du bûcher se sont détachées quelques pages, une couverture, une illustration, qui soudain se sont mises à danser dans le vent et ont échappé aux flammes.

En bon poète, Manuel Rivas nous invite à suivre les vagabondages de ces bouts de papier. En bon romancier, il nous raconte les mille et une histoires qui s’y cachent. Les cahiers calcinés d’un manuel d’électricité nous parlent ainsi du destin du boxeur Vicente Curtis, ancien membre de l’athénée révolutionnaire «L’Eclat dans l’abîme», condamné à traîner dans les rues le cheval en bois des photographes ambulants. Une illustration méconnaissable nous renvoie aux aventures de la petite lavandière Ô qui, dans les eaux de la rivière, voit surgir de mystérieux visages. Un peu plus loin, une page de garde à demi brûlée porte encore l’ex-libris de la bibliothèque de Santiago Casarès Quiroga, le leader républicain qui doit fuir la Galice et se retrouve exilé en France avec sa fille Vitola, la future María Casarès.

Nous passons d’un personnage à l’autre, d’une histoire à l’autre, en tournant doucement l’invisible sphère armillaire qui fait de ce roman un kaléidoscope ou un carrousel enchanté. Ces pages d’une intense poésie nous montrent que dans la ville de la Corogne, comme partout ailleurs, la condition de l’homme est celle d’un être fragile et toujours imprévisible, capable à chaque instant du meilleur comme du pire.

A aparición desta edición francesa, traducida por Serge Mestre, foi xa moi ben recibida pola prestixiosa revista literaria Lire, onde o crítico André Clavel recibe a obra con entusiasmo:

Il y a du Borges chez Rivas, le gardien de la mémoire, le petit frère de Noé dont l’arche de papier est un merveilleux pied de nez à la violence qui terrassa son pays. Comme si les livres, même réduits en cendres et en poussière, portaient les germes de leur propre résurrection.

Rivas xa publicara con anterioridade e con moi boa acollida, tamén en Gallimard, Le crayon du charpentier (2000) e La langue des papillons (2003). L’ eclat dans l’ abîme será presentada na libraría Le Merle Moqueur de París o vindeiro 23 de setembro ás 19:00 nun encontro dos lectores e lectoras co autor galego.